La plongée en cénote n’est pas dangereuse lorsque vous comprenez les règles de sécurité et vous avez un bon guide francophone 😉
En revanche, le risque augmente dès qu’on se rapproche de la plongée spéléo (cave diving), c’est-à-dire des plongées dans les parties plus avancées des cénotes, où les plongeurs suivent des cours spécifiques pour pouvoir y évoluer en sécurité.
Les principaux risques en cenote
Il faut d’abord comprendre qu’un cénote est un environnement différent de la plongée en mer, et qu’il se pratique avec des repères et une approche spécifiques.
Avant la mise à l’eau, votre guide vous expliquera que la visibilité peut se réduire si des sédiments sont soulevés par un palmage ou une flottabilité mal contrôlée, même si la visibilité est généralement meilleure en cénote qu’en mer !


Également, comme on évolue sous un plafond, on ne peut pas remonter directement en surface. C’est pourquoi une gestion assez stricte de l’air est nécessaire, avec un système de calcul spécifique, assez simple, que votre guide vous expliquera avant la plongée.
Mais rassurez-vous : nous ne sommes jamais loin d’une sortie (maximum 60 m, en moyenne 30 m).
La seule condition pour plonger « en sécurité » dans les cénotes :
Pour que la plongée se déroule dans de bonnes conditions, les bases de la plongée sous-marine doivent être respectées. La deuxième règle, après toujours respirer, est de suivre ton binôme !

Lors d’une plongée en cénote, votre guide s’appuie sur un fil d’Ariane pour rester en zone de caverne et éviter de s’aventurer dans des secteurs plus engagés, où vous n’auriez pas les compétences nécessaires.
Quelques règles à respecter :
Comme vous le savez votre guide reste en permanence au contact visuel du fil d’Ariane : l’idée, c’est de le suivre de près et de ne pas s’écarter “juste pour voir” une ouverture ou une galerie sur le côté.
Et bien sûr, on respecte les limites indiquées sur place : les panneaux « cave divers only » signalent des zones réservées à la plongée spéléo, avec des exigences de formation et de matériel spécifiques.

De plus, selon le cénote, l’environnement est très fragile. On évite de toucher les formations ou le fond, on ne ramasse rien, et on contrôle bien sa flottabilité pour ne pas abîmer le site ni soulever de sédiments.
Idéalement, on limite les produits comme les huiles solaires avant la sortie et on veille à ne laisser aucun déchet, même minime, afin de préserver la clarté de l’eau et la beauté du cénote.
Profil de plongeur recommandé
Idéalement, il faut déjà bien maîtriser sa flottabilité et son palmage. Si vous savez faire le frog kick, c’est l’idéal pour éviter de toucher le fond ou d’endommager les concrétions.


Avoir un peu d’expérience en mer aide aussi à être plus à l’aise avec une luminosité plus faible et le fait d’évoluer sous un plafond..
Conclusion
En conclusion, la plongée en cénote peut rester une expérience très sûre quand on est plongeur loisir certifié, avec une bonne flottabilité, encadré par un guide qualifié, et qu’on respecte les consignes.
Si vous me partagez votre niveau, votre nombre de plongées et votre aisance en plongée, je pourrai vous orienter vers les types de cénotes les plus adaptés.